La préparation
A Paris,
en route pour le Ministère
Gisèle Grammare,
présidente du SLAP
La délégation est reçue !
Sitting avant son retour
... A la sortie de la délégation, retour à Paris I pour l'assemblée de fin de journée.
pour des enseignements artistiques disciplinaires à l'école
Le nouveau Capes d'Arts Plastiques, « mastérisé » (ou plus exactement, à intégrer dans le nouveau master), tel qu'il est présenté dans un « document de travail », comporterait, comme le précédent, quatre épreuves : deux pour l'admissibilité et deux pour l'admission. Mais elles changeraient substantiellement de contenu.
L'épreuve dite de « culture artistique » de l'ancien Capes, n'était déjà plus une épreuve d'histoire de l'art. Mais elle ne s'en appuyait pas moins sur l'histoire de l'art avec deux questions précises mises au programme portant sur l'art ancien et sur l'art moderne et contemporain. Le Capes nouvelle formule supprime totalement cette référence. Il est seulement question de « sujet à consignes précises » sans que rien de précis ne soit apporté sur cette « précision ». Tout ce que nous savons c'est que les candidats auront à traiter « un dossier documentaire, iconique et textuel » à partir duquel ils devront « construire une réflexion d'ordre épistémologique et pédagogique » ce qui déborde la vérification des compétences disciplinaires vers le pédagogique et cela de manière si floue et si vague que les rédacteurs ne semblent pas y croire eux-mêmes. En effet cette réflexion, qui est pourtant le seul cadre donnée à cette épreuve n'est pourtant pas impérative pour les candidats puisqu'ils pourront ne pas « s'y réduire ». En remettant en cause leurs propres critères déjà flous, les auteurs ministériels augmentent encore ce flou au point que nous sommes bien obligés de penser qu'il constitue, en lui-même, un choix programmatique.
Il peut paraître paradoxal, qu'au moment précis où l'on prétend imposer l'histoire des arts au collège, on supprime, dans le concours de recrutement des futurs professeurs d'Arts plastiques, la vérification des compétences disciplinaires dans ce domaine. Mais il est évident que le paradoxe n'est qu'apparent. Si, comme nous le savions déjà, cette histoire des arts peut être « enseignée » - ou plutôt « assurée » - par n'importe qui, collègues appartenant à d'autres disciplines, étudiants stagiaires, intervenants extérieurs divers, etc., on n'a que faire d'enseignants spécialistes dont la compétence a été vérifiée par le concours. Le nouveau dispositif du concours ne fait que confirmer de façon particulièrement nette ce que nous pressentions. Il n'y a pas lieu de nous réjouir d'avoir eu raison.
La vérification des compétences pratiques ne seront pas mieux loties. Bien au contraire. De deux épreuves que comportait l'ancien concours nous passerions à une seule, aux ambitions de plus très limitées puisqu'elle se bornerait à s'assurer que le futur professeur en sait un peu plus que ses élèves, c'est-à-dire (en gros) qu'il est capable de faire ce qu'il sera censé leur demander. Le texte est clair : le cadrage de l'épreuve est « une problématique issue des programmes du collège ou du lycée ». Même le format imposé est en réduction et prend un tour étriqué : du format Grand-aigle nous passerions au demi Grand-aigle. Quant à la durée, elle passerait de huit heures à cinq heures...
1) A la suite de cette publication, des Etats Généraux des Arts Plastiques, organisés par le Comité SLAP (Sauvons Les Arts Plastiques) se sont tenus à Paris courant Juin 2008. Deux d'entre nous y étions, soutenus par 70 professeurs environ. La journée a clairement démontré que de l'école primaire au recrutement des enseignants, notre enseignement disciplinaire faisait l'objet d'attaques conjointes. Attaques de ses modalités, de son contenu, et tout simplement de sa présence à l'école en tant que discipline. Pour plus d'informations sur cette journée, consultez le site du SLAP.
2) Début Juillet 2008, un rassemblement a été organisé Place de la Mairie à Rennes, lors du festival des Tombées de la Nuit. Une Cinquantaine d'enseignants étaient présents. Distribution de tracts aux passants et peinture en direct.
3) Un petit groupe décide à la rentrée qu'on ne peut en rester là et organise la journée du 22 novembre en mobilisant divers intervenants pouvant établir un état des lieux pour chaque niveau. Le 22 novembre, lors de la journée, nait le Collectif.

Rencontre régionale de l'Enseignement des Arts Plastiques
U.H.B. Rennes II, bât A. Mussat, 22.11.08
COMPTE-RENDU
Une centaine de personnes a fait le déplacement; des collègues du collège et du lycée ( d'arts plastiques mais aussi d'éducation musicale et de philosophie ), de l'université, des étudiants.
Des collègues sont venus de loin (de Brest, par ex) ou d'autres académies: Nantes, Caen.
La matinée était consacrée à l'information, pour pouvez retrouver le contenu de ces interventions sur ce blog.
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